Text for the "points communs" show
by Adèle Santocono
June 2017

Article point contemporain
Le 6b dessine son salon

http://pointcontemporain.com/direct-6b-dessine-salon

Fluxnews N°71
Oct-Dec 2016
About the exhibition #institut in Iselp

L'Expressmada
August 2016

L'ellipse, interstice des possibles
By Sandra Caltagirone
L'art même n°69
June 2016

L'image qui vient
L'art même n°68
January 2016

L'image qui vient
La libre
January 2016

L'image qui vient
Edition H-Art
January 2016

Papier Panier Piano
Edition Le Rouge-Cloître art center (detail)
September 2014
Text by Septembre Tiberghien
Graphic design Léo Grunstein

l'art Même n°60
(belgian journal about belgian contemporary art)
Last semester 2013


Léa Mayer aime mettre à l’épreuve sa maîtrise technique par le biais d’une exploration attentive des comportements humains et des schèmes mentaux. À travers une pratique à la fois rigoureuse et intuitive du dessin, elle témoigne des rapports étroits qui s’instaurent entre texte et image. Diplômée de la Cambre il y a à peine un an, la jeune artiste française qui vit et travaille à Bruxelles remporte déjà beaucoup de succès, comme en témoigne une récente actualité qui la consacre lauréate du Prix Découverte de Rouge-Cloître.

On avait déjà pu admirer à la Médiatine au printemps dernier la suite de dessins intitulés Observation drawings (2012), qui illustre le parcours de visiteurs autour d’œuvres minimalistes, comme le célèbre Still Zinc Plain de Carl André à la Tate Modern à Londres ou encore le Modulor Cube de Sol Lewitt au Hamburger Bahnhof de Berlin. À la manière d’une sociologue, l’artiste retranscrit minutieusement la trajectoire des spectateurs, en précisant leur sexe, leur âge et leurs actions à l’aide de légendes et de codes couleurs. Ces observations conduisent toutes au même constat : le spectateur lambda manque généralement de concentration et de discipline vis-à-vis des œuvres qui lui sont présentées. À travers les quelques réflexions saisies au détour d’une salle, Léa Mayer relate également l’incompréhension des visiteurs, voire le sentiment d’infériorité ressenti devant des œuvres conceptuelles difficiles à appréhender. Derrière ces dessins d’une apparente objectivité, on sent toutefois poindre une touche d’ironie. L’œuvre « non-observée » de Marcel Broodthaers au Musée royaux des beaux-arts de Bruxelles, pour cause de fermeture prolongée de la section d’art moderne, en est le meilleur exemple. À d’autres moments, l’artiste se moque plutôt de l’institutionnalisation de certains évènements internationaux et de leur caractère élitiste. Dans le projet Door drawing présenté au centre culturel Jacques Franck, la dessinatrice reproduit les graffitis lus sur les portes des toilettes de la biennale de Venise en 2011. Sorties de leurs contextes pour être exposées dans l’espace de la galerie, ces réflexions banales sur l’art acquièrent une dimension presque philosophique. Si ces études de terrain n’ont aucune valeur scientifique, elles témoignent toutefois de la curiosité de l’artiste envers les habitudes sociales de ses congénères ainsi que d’une certaine distance critique.

Se servant d’internet comme support et sources de ses investigations, Léa Mayer interroge les forums de discussions à la recherche des données les plus diverses. Une méthode qui a fait ses preuves depuis la série Belgium (2010-2011), qui illustre avec humour et brio les stéréotypes véhiculés sur la Belgique. Avec Standby, la dessinatrice s’est intéressée aux images hypnagogiques qui hantent l’esprit quelques fractions de secondes avant de tomber dans le sommeil. Les réponses obtenues via la toile sont parfois très intimes, relatant une confiance inouïe envers leur interlocutrice anonyme. Ces récits donnent lieu à des retranscriptions plus ou moins fidèles, des images évanescentes et poétiques réalisées à l’aquarelle. Comme l’histoire de cette jeune femme asiatique qui raconte qu’elle s’endort tous les soirs lovée au creux d’un nuage lui servant à la fois de sommier et de couverture.

Le plus récent projet de Léa Mayer, The Snapshot project, montre une évolution dans sa démarche, qui acquiert un caractère plus participatif. La dessinatrice a publié une annonce sur un forum pour récolter des descriptions de photographies qui n’ont jamais été prises en raison de difficultés techniques ou autres. Pour contrer la frustration de l’échec, l’artiste se propose d’illustrer ce qu’il reste de ces clichés avortés. Par le truchement des mots, elle devient ainsi l’interprète du photographe. Après avoir réalisé un ou plusieurs croquis, elle les fait parvenir à son interlocuteur qui doit ensuite juger de la qualité de l’ouvrage. Tant et aussi longtemps que le résultat n’est pas fidèle à l’image mentale conservée, l’artiste exécute les corrections qui lui sont demandées. Pour ce faire, elle utilise plusieurs médiums, aquarelle, encre ou tempera, toujours sur papier photographique, comme si celui-ci avait le pouvoir de révéler l’image jusqu’alors inexistante. De ce point de vue, la démarche semble tout aussi intéressante que le résultat, sinon plus. En adoptant une position d’exécutante, Léa Mayer souligne toutes les subtilités qui échappent à la lecture du texte et qui se retrouvent traduites en image. Elle interprète une partition faite de souvenirs et de silences, comble les absences par des vides. Tout l’art consiste en cette infime variation de nuances de tons et de couleurs, jusqu’à ce que l’imaginaire rencontre la véracité.

Septembre Tiberghien

Le soir
September 22nd 2013
(Belgian Newspaper)
Article about the Découverte Prize

Coups de coeur de La Cambre, Triennale Catalogue
Text written by Anne Desobry

Paris-Normandie july 2013
(french newspaper)
Article about Sky's the limit project

Diepfestival 2013 catalogue
Text about Sky's the limit project

Roven n°5
(french journal about contemporary drawing)
spring-summer 2011

Art’Contest, clap septième
Roger Pierre Turine
Mis en ligne le 07/09/2011
Septième édition du concours Art’Contest pour jeunes artistes. Dix sélectionnés et des prix revus à la hausse.

Nous ne dirons pas, oh! que non, que le cru 2011 a de quoi révolutionner votre entendement et le nôtre ! Petit cru avec de bons lauréats, cette édition démontre néanmoins combien les habitudes plasticiennes ont changé de cap, la peinture et la sculpture désertant (dommage !) les cimaises et l’espace au profit quasi exclusif des installations, de la vidéo et de la photographie.

Intruse, une dessinatrice, Léa Mayer, y joue pourtant les francs-tireurs avec des dessins un peu cousus de fil blanc, son projet de faire parler le lien qui unit les gens aux images n’étant pas sans intérêt. Décernés par un jury composé de Carine Bienfait, Catherine Mayeur, Claude Lorent, Albert Baronian, Dirk Snauwaert et Liliane De Wachter, les trois Prix sont allés, sans coup férir, à ceux qui nous avaient paru offrir à la curiosité générale des témoignages encourageants de leur souci d’associer une forme adéquate à un fond très personnel. Enlevant la palme suprême et les 6000 euros offerts par la Fondation Henri Servais, complétés par une expo personnelle, en 2012, au Musée d’Ixelles, ainsi qu’un séjour à Londres pour visiter la Freeze, Pieter Geenen, né en 1979 à Hasselt, a convaincu les spécialistes par deux vidéos et son - "Relocation" et "Pulsation" - tout en nuances, en mystère, en progression lente et soutenue autour d’histoires vécues dont on pressent la dureté, l’implacabilité, le temps qui passe et inquiète : ses bruits, ses nuits, ses lumières vacillantes. De la belle ouvrage à regarder avec patience.

Le deuxième Prix, un chèque de 4000 euros et un bon d’achat de 500 euros chez Filigranes, est échu à Hamza Halloubi, né à Tanger en 1982 : "Il est trop tard pour moi", une vidéo, et "Rose sans nom-Nom sans rose", un banc scolaire gravé au néon, sont deux travaux qui se complètent. A la fois minimalistes et poétiques, ils tournent tous deux autour d’un banc d’école et de ce que l’école éveille encore en nous, de regrets, de rêves, de contraintes et d’absurdité, des années plus tard. Prévert aurait apprécié !
Troisième, lui aussi d’Hasselt, né en 1980, Antoine Vanoverschelde emporte un prix de 1500 euros et un chèque de 700 euros à utiliser chez Cadr’Art. Il s’attaque, avec cinq photographies couleur, à quelques situations de la vie réelle au travers d’objets soudain mis sous les feux de la rampe : un chevalet d’atelier, ses matières, ses pigments qui soulèvent des montagnes; un moteur qui pend au bout d’une chaîne; un tapis délaissé aux couleurs qui s’harmonisent avec les feuilles mortes alentour; des outils de travail Ces objets en appellent à nos imaginaires.

Les dix têtes d’affiche de l’Art’Contest 2011 sont les rescapés d’une première sélection, faite sur dossiers (une centaine), et évaluée par le même jury. Menée à bout de bras, sinon tambour battant, par Valérie Boucher, ce concours, désormais doté de prix plus qu’attrayants, devrait, demain, éveiller l’intérêt de tous les jeunes qui en veulent. La liste impressionnante des sponsors de la manifestation est une autre garantie de n’y pas passer inaperçu, qu’on y soit lauréat ou pas.


Ever arrive in a new place to find that it's not at all like you'd imagined it?

Before going to Berlin, French artist Léa Mayer's idea of the city was a mix of images from movies like Goodbye Lenin and The Lives of Others and of photos shown to her in her German classes. When she realized the real Berlin didn't match her mental image, she became interested in studying how we picture the countries and cities we've never been to.

Recently, she set out to explore the types of images associated to Belgium, the place she currently calls home. The result is a series of drawings called Belgium, one of the 10 works selected for this year's Art'Contest, a competition for young and emerging visual artists in Belgium.

To create the pictures that make up the series, she used the CouchSurfing groups to ask members who had never been to the country to describe what they thought it looked like. The descriptions surprised her for their level of detail and the funny misconceptions that they came with.

"People were sort of mixing up Belgium with the Netherlands, Switzerland, Luxembourg and France. I guess the biggest misconceptions were that Belgium is boring and that Belgians eat a lot of chocolates and waffles all the time."

Out of all the descriptions she received, she chose five — based on their visual impact and continent of origin — to illustrate. The images she created combine elements of reality, fantasy and cliche. To read the descriptions that inspired drawings, click on each of the images on the slideshow above.

Catalogue of ArtBrussels 2011 p.23

Le Kartell Flagstore Brussels, pour sa quatrième édition, a lancé un appel à candidature destiné aux artistes de la scène belge. Une vingtaine de propositions ont été reçues, des propositions de qualités et très diverses dans leurs approches, supports et mise en oeuvre.

C’est le projet de Léa Mayer, étudiante en master 1 à l’atelier Dessin de La Cambre qui a été sélectionné pour sa simplicité et spontanéité.

Pour le magasin Kartell de Bruxelles, Léa Mayer a conçu On the other side of the window une installation descriptive, narrative dans un premier temps, poétique et versatile lorsque l’on prend conscience que nous, spectateur sommes pris dedans. Léa Mayer va dessiner de l’intérieur ce qu’elle voit à l’extérieur. Le dessin réalisé au marqueur blanc à même la vitre, va se construire au fil des jours et se profiler le long des 12 m de vitrines de la rue Antoine Dansaert, voir au delà.
Léa Mayer dessine comme d'autres écrivent le monde. A travers un écran de protection pour rester l'observatrice et garder la distance nécessaire à son analyse. C’est l’envers du décor, le dessin est renversant, quasi sans limite, suivant la pesanteur et les mouvements urbains.

La première fois que j’ai vécu un dessin in situ de Léa Mayer, j’ai été prise, l’instant d’une seconde, dans un doute de contexte. La rue me donnait à voir l’intimité d’une salle de bibliothèque. Confusion des espaces altérés par la rapidité de mouvements et le temps qui
presse. Les dessins in situ de Mayer (car la jeune artiste développe d’autres travaux) mettent en doute notre perception de la réalité et questionnent sa représentation dans son rapport au temps et à l’espace tridimensionnel. « Je travaille d'après la réalité en essayant de pointer les différences entre la perception visuelle et la construction perspective, pour comprendre comment l'une nourrit l'autre et réciproquement ».

Nous sommes très heureux de vous inviter à découvrir l'installation On the other side of the window de cette toute jeune artiste du 28 avril au 8 mai 2011. C'est pour nous l'occasion de mettre en avant un médium trop souvent considéré comme mineur, et de témoigner notre volonté d'échanges entre Design et Art contemporain. Le trait est mis à l'honneur.
À Léa Mayer de conclure : « Je considère le dessin comme un médium franc et direct ».

Léopoldine ROUX

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